Taichi Chuan et Qi Gong à Rennes

 

Le Taichi Chuan



Depuis toujours, le peuple chinois est connu pour avoir accordé au corps, une très grande importance (exercices corporels pour développer la santé déjà au 4ème siècle avant Jésus-Christ).

La création du Taichi chuan remonterait au 13ème siècle et serait attribuée au moine taoïste Chang San-Fong. De sources plus certaines, au début du 17ème siècle, Cheng Wan-Tin commença à codifier et composer le 1er Taichi chuan.

Le Taichi chuan est une discipline chinoise qui se présente sous la forme d'un enchaînement de mouvements; ces mouvements sont exécutés dans la fluidité, la lenteur, le relâchement et le calme.

Le Taichi chuan est appelé Harmonie du corps et de l'esprit. En effet, durant la pratique sont toujours réunis et coordonnés le geste, la respiration et la concentration (la présence).

Cette harmonie repose en partie sur le fait qu'au cours de chaque mouvement, c'est l'ensemble du corps qui est mobilisé, et en douceur, pour nous rendre conscients au senti du mouvement, à son relâchement et au travail énergétique qui s'effectue.

Pour tendre vers ces objectifs d’harmonisation de la personne globale et la libre circulation de l’énergie, le Taichi chuan part d’un travail concret sur le corps ; c’est par la répétition de mouvements et la conscience de ceux-ci que le pratiquant développe un positionnement juste du corps qui nécessite de chercher son équilibre, sentir son axe corporel, coordonner ses gestes, tout en étant présent.

Le corps étant en état d’équilibre, l’énergie trouve en lui des voies de circulation sans entrave.

 

Les bénéfices de la pratique

  • Détente et relâchement
  • Apaisement du mental, concentration
  • Circulation de l’énergie dans le corps
  • Régulation des émotions
  •  Entretien corporel doux et en profondeur (articulaire, musculaire)
  • Régulation des fonctions corporelles (respiratoire, cardiaque, digestive…)
  • Joie
  • Développement personnel
  • Apports psychomoteurs : équilibre, coordination des mouvements,…

Le Taichi ne se réduit pas à des positions isolées, pas plus qu’une rivière ne se réduit aux gouttes d’eau. C’est pourquoi, il est comme un fleuve, énergie en mouvement qui coule légèrement et constamment.

 

Le corps se tient droit, confortablement détendu

Séparer, c’est réunir, réunir, c’est séparer

Etre présent à ce qui est, tel est le sens

 

L’énergie dans le mouvement

Etre d’abord dans le cœur et ensuite dans le corps

 

 

Les 10 principes du Taichi chuan, commentés par Catherine GY

 

  • Redresser la tête comme suspendue à un fil

Redresser la tête de façon à ce que les vertèbres cervicales soient dans le prolongement des autres vertèbres du dos, crée un étirement du dos. Pour cela, il s’agit de rentrer légèrement le menton avec souplesse, sans forcer pour ne pas raidir le cou.

Le regard est à l’horizontal devant soi.

On peut employer une image aidant à ce principe, imaginer que le sommet de la tête est suspendu à un fil accroché au ciel.

Alors, il y a un alignement du corps, des pieds au sommet de la tête.

  • Rentrer légèrement la poitrine et étirer le dos

Il s’agit d’abaisser la poitrine de façon à ce que le souffle descende dans le bas ventre (Tan Tien) et que le dos s’allonge.

Cela permet d’avoir la partie haute du corps légère et contribue à l’assise du corps.

  • Relâcher la taille et les hanches

La taille est le centre du mouvement.

Pour relâcher la taille, fléchir légèrement les genoux pendant toute la durée du mouvement.

Le mouvement est toujours conduit par la taille.

Les quatre étoiles (2 aux crêtes iliaques, 2 sur l’avant des épaules) se déplacent toujours ensemble.

Les pieds n’ont de la force et le bassin de l’assise que si l’on est capable de relâcher la taille.

  • Distinguer le « plein » du « vide »

Ce principe fondamental consiste à mettre le poids du corps sur une jambe qui est dite alors pleine, de force, yang et l’autre est vide, yin, jambe de soutien.

De la juste répartition du poids du corps (70% du poids sur une jambe et 30% sur l'autre), ce principe est respecté et permet alors l'enracinement du corps.

  • Abaisser les épaules, laisser tomber les coudes et étendre les doigts

Abaisser les épaules consiste à les relâcher vers le bas, sinon leur haussement faisant monter le souffle gênerait la position d’enracinement du corps.

Laisser tomber les coudes qui sont toujours un peu orientés vers l’extérieur.

Il s’agit aussi d’étendre les doigts pour bien sentir l’ensemble du corps (les différentes parties du corps ne sont pas molles mais étendues).

 
  • Utiliser l’esprit et non la force musculaire

Pas d’effort musculaire dans la pratique mais la force utilisée provient de la détente, de l’intention (yi), du souffle et de l’énergie (chi).

Pour ne pas employer la force musculaire, il s’agit de laisser le corps dans la détente et la conscience, laisser s’exprimer le mouvement à partir de son centre.

Si le mouvement sort de son axe corporel, il y a utilisation de la force musculaire.

 
  • Relier le haut et le bas du corps et vice-versa

Le corps constitue un tout et le Taichi chuan nous l’apprend ; le bas du corps est plutôt lourd, enraciné, alors que le haut du corps est léger, aérien, suit l’impulsion donnée par le bas du corps.

Ce lien harmonieux haut-bas réside dans l’énoncé : « L’énergie prend ses racines dans les pieds, ses tiges dans les jambes ; elle est commandée par la taille et se manifeste dans les doigts. Des pieds, des jambes et de la taille, tous les mouvements doivent être exécutés dans une unité parfaite ».

 
  • Unir l’intérieur et l’extérieur

L’extérieur est le corps, l’intérieur est la pensée, l’intention dans le mouvement. Par le lâcher-prise, la présence dans l’ici et maintenant, le pratiquant unit l’intérieur et l’extérieur de façon à ce que le mouvement vienne de l’intérieur, ne soit plus seulement un geste mais une occasion d’exprimer tout son être.

 

  • Chercher la continuité dans le mouvement

Cela signifie lier les mouvements sans interruption, sans arrêt.

Tous les mouvements sont en lignes courbes et circulaires, souples et liés sans discontinuité, comme l’écoulement continu et sans fin du fleuve ou comme le déroulement du fil de soie d’un cocon.

Cette continuité dans le mouvement apporte détente, régule le souffle et l’apaise.

 

  • Rechercher le calme au sein du mouvement

L’art du Taichi chuan propose que le calme dirige les mouvements et que les mouvements s’exécutent dans le repos. C’est pourquoi, les mouvements sont d’une grande lenteur.

La calme favorise l’intériorité, l’ouverture à son être profond.

 

 

 


Contact Catherine GY
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Tel : 06 63 79 41 34


 
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